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La pierre reste le placement gagnant

Les Français se sont enrichis en plaçant leur argent dans la pierre depuis dix ans. Si Paris a flambé, la province n’est pas toujours en reste.

Où fallait-il acheter pour faire une bonne affaire ?

D’abord à Paris, qui demeure un marché d’exception.

Au premier trimestre 2005, selon les Notaires de Paris, le prix moyen au mètre carré était de 4.7 4 9 euros. Il est passé à 7.960 euros fin 2014. Les acquéreurs les plus avisés ou les plus chanceux ont quasiment pu doublerleur capital en dix ans… Et souvent par la même occasion entrer dans le club des assujettis à l’ISF. Reste que cette évolution n’a pas toujours été linéaire. « Sur une brève période (du 3e trimestre 2008 au 2e trimestre 2009) les prix des appartements avaient reculé de 8 à 13 % (– 8,7% dans Paris, – 8,9 % en petite couronne,–9,3 % en grande couronne et–12,9 % pour les maisons en Ile-de-France) », rappellent les Notaires de Paris. La région en ordre dispersé Ceux qui ont misé sur la petite couronne ont, dans une moindre mesure, profité de la hausse. En moyenne, le prix au mètre carré des appartements est passé de 2.918 euros au premier trimestre 2005 à 4.290 euros fin 2014. En revanche, l’investissement en grande couronne s’avère moins rentable, le prix moyen au mètre carré s’est hissé de 2.271 euros début2005 à seulement à 2.950 euros fin 2014.

En province, l’évolution est plus disparate. La quasi-totalité des grandes villes affichent un bilan positif sur ces dix dernières années, mais les hausses sont d’une amplitude très variable. Selon les statistiques des Notaires de France, c’est Bordeaux qui s’adjuge la plus forte hausse en province (villes de plus de100.000 habitants) avec une progression de 81,6 % sur la période, suivie de Lyon (+ 63,3 %).

Viennent ensuite Villeurbanne et Lille avec des hausses respectivesde 58,7 % et 58,5 %. Strasbourg voit ses prix grimper de 51,2 %. Rouen, Tours et Toulouse progressent, quant à elles, de plus de 40 % en dix ans.

D’autres (Rennes, Marseille, etc.) affichent des hausses moins vigoureuses et l’une d’entre elles, Perpignan, seule ville de plus de 100.000 habitants à s’inscrire en baisse sur dix ans, voit ses prix diminuer de 4,6 %.

Qui sont les acheteurs ?

En une décennie, la physionomie des acheteurs a changé. Selon les Notaires de Paris, la part des acquéreurs de 29 ans et moins a légèrement progressé, passant de 16 % à 17,3 %. Mais ce sont surtout les acheteurs de 60 ans et plus qui gagnent du terrain. Ils représentent 16,5 % du marché en février 2015, contre 11,4 % en février 2005.

Quant aux étrangers, ils contribuent de moins en moins à l’animation des ventes en province. Il y a dix ans, ils représentaient 4,1 % des acquéreurs, contre 2,4 % aujourd’hui, mais restent beaucoup plus présents dans la capitale.

Source : MERCREDI 24 JUIN 2015 / Les échos

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