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Isolation : quelles sont les principales zones de déperdition de chaleur d'un logement

Pour gagner en confort au sein de son logement en hiver, une bonne isolation est essentielle mais encore faut-il savoir quels sont les points stratégiques à isoler. Entre les fenêtres, les portes, le toit et les murs, Maison à part vous rappelle les principales zones de déperdition de chaleur. Petit memento pour vous permettre de mieux agir.

Quand on vous dit isolation et froid, vous êtes nombreux à incriminer aussitôt "les fenêtres". C'est en tout cas ce que révèle le récent sondage OpinionWay réalisé pour le site Internet Monexpert- isolation.fr. Seulement voilà, comme le souligne Frédéric Micheau, directeur de l'étude, "il y a une différence entre la perception des Français et la réalité".

Si les fenêtres sont bien responsables de déperditions de chaleur (environ 10 à 15% selon l'ADEME), elles ne représentent pas le point le plus sensible du bâti. La zone la plus critique est en réalité le toit, fautif en moyenne de 25 à 30% des déperditions. Viennent ensuite les murs (20 à 25%), les zones de fuites d'air et d'air renouvelé (20 à 25%*), les fenêtres, les portes et les planchers bas. Les portes n'arrivent qu'en cinquième position et les fenêtres en quatrième position alors que les Français, eux, les considèrent souvent comme étant les principales responsables de la sensation de froid dans leur logement. Un classement erroné qui résulte d'une méconnaissance de la circulation des flux à l'intérieur d'une habitation. Or, qui dit mauvaise analyse, dit mauvais diagnostic et donc, à l'arrivée, des solutions d'isolation inadaptées. D'où l'importance de connaître les principales zones de déperdition de chaleur dans un logement...

* Pertes de chaleur d'une maison d'avant 1974 non isolée, chiffres fournis par l'ADEME.

Le toit : 25 à 30% des déperditions de chaleur

Le point à isoler en priorité dans un logement est le toit. Dans les maisons anciennes, il serait responsable de près de 25 à 30% des déperditions de chaleur. "L'isolation de la toiture est la plus rentable, c'est la première étape à réaliser car le potentiel d'économies d'énergie est important. En effet, l'air chaud, plus léger, s'élève naturellement et vient en grande partie se loger sous le toit", explique l'Agence de l'Environnement et de la maîtrise d'énergie (ADEME). L'opération est simple, n'engendre en général pas d'importants travaux sur l'enveloppe et s'avère moins coûteuse que l'isolation des murs.

A quel niveau isoler ?

Tout dépend de l'usage que l'on fait des combles. On n'isolera en effet pas le bâti au même endroit selon qu'il s'agit de combles perdus et de combles habitables. Dans le premier cas, l'on vous conseillera plutôt d'isoler le plancher et, dans le deuxième, plutôt les versants de toiture, en isolation par l'intérieur ou par l'extérieur (l'intervention est lourde puisqu'il faut intégralement retirer le revêtement de la toiture).

Avec quel isolant ?

Différents isolants peuvent être utilisés en rouleaux, en panneaux ou en vrac :
- les laines minérales (de verre ou de roche)
- les isolants biosourcés (fibres de bois, de mouton, chanvre...)
- les isolants en plastique alvéolaire (polystyrène expansé, polystyrène extrudé, polyuréthane, etc.)

Les murs : 20 à 25% des déperditions de chaleur

Les murs sont la deuxième source la plus importante de déperditions de chaleur dans une maison - ils en laissent échapper entre 20 et 25% - aussi doivent-ils faire l'objet d'une attention particulière.

Comment isoler ?

Deux techniques sont possibles : isolation par l'intérieur ou par l'extérieur, principalement au moyen de panneaux isolants rigides que l'on vient coller directement sur le mur existant ou visser sur une structure métallique ou en bois.

Dans le premier cas, l'aspect extérieur de la maison n'est pas modifié mais l'inconvénient principal est que la surface de la maison est légèrement réduite. Par ailleurs, elle ne permet pas de traiter tous les ponts thermiques et peut engendrer quelques dysfonctionnements dans le logement : gênes pour l'ouverture des fenêtres, difficulté à faire passer les canalisations ou les prises électriques.

Dans le deuxième cas, s'ils sont plus efficaces, notamment par rapport au traitement des ponts thermiques, les travaux sont, dans le même temps, plus coûteux, plus contraignants - ils obligent à changer les seuils de fenêtre, par exemple -, et impactent la physionomie de la maison. Qui dit isolation par l'extérieur, dit ravalement, une bonne occasion de moderniser l'allure de son logement, en plus de le rendre plus confortable.

Les zones de fuites d'air et d'air renouvelé : 20 à 25% des déperditions de chaleur

Une bonne isolation ne sert à rien si l'on ne fait pas dans le même temps la chasse aux entrées d'air parasites. "Elles peuvent augmenter très sensiblement la facture de chauffage, être une source d'inconfort et remettre en cause l'utilité des travaux d'isolation et le bon fonctionnement de la ventilation", alerte l'ADEME.

Conduits de ventilation, de canalisation, hotte de la cuisinière, fissures dans la maçonnerie... Autant d'éléments qu'il est important de surveiller régulièrement afin de pouvoir détecter d'éventuelles infiltrations d'air non souhaitées dans le logement. Si leur présence est avérée, des solutions de calfeutrage existent : du silicone, du latex acrylique, du polyuréthane. Elles sont à choisir en fonction du matériau de la surface à colmater.

Certaines précautions simples peuvent par ailleurs être prises comme, par exemple, de fermer le conduit d'une cheminée non utilisée pour éviter que l'air froid ne s'y engouffre.

Les fenêtres : 10 à 15% des déperditions de chaleur

Les fenêtres laissent échapper entre 10 et 15% des déperditions de chaleur. Une situation qui peut- être évitée tout simplement en remplaçant ses anciennes fenêtres par de nouvelles. De nouveaux modèles qui, pour être plus efficaces que les anciens sur le plan thermique, doivent allier une menuiserie de qualité, un vitrage performant (double vitrage à isolation thermique renforcée et lame d'argon) et une mise en œuvre irréprochable. Ils devront, par ailleurs, être systématiquement associés à des volets. Selon l'ADEME, le rôle des volets est en effet extrêmement important : "ils peuvent aider à réduire les déperditions, particulièrement la nuit car ils apportent une résistance thermique additionnelle à la paroi vitrée", souligne-t- elle.

Quelles techniques ?

Trois techniques de rénovation sont possibles pour faire rénover ses fenêtres. Elles sont à choisir en fonction de son budget et de ce qu'il est possible de faire ou pas dans le logement en termes de travaux.

  • La dépose "partielle", changement de fenêtre avec conservation du dormant existant : la technique est simple et rapide mais présente l'inconvénient de diminuer la luminosité dans la pièce.
  • La dépose "totale" : remplacement total de l'ancienne fenêtre : on retire l'ancien cadre pour en mettre un nouveau, une solution plus lourde et plus coûteuse qui engendre de légères dégradations sur les murs.
  • L'ajout d'une double fenêtre : on ajoute à la fenêtre existante une deuxième fenêtre, posée à l'extérieur ou à l'intérieur, comme une double peau.

Les portes, autre source de déperditions de chaleur

Autre point sensible du bâti : les portes, surtout celles donnant vers l'extérieur et vers les parties non chauffées de l'habitation. Leurs performances thermiques peuvent être améliorées grâce à de petits gestes simples comme, par exemple, de placer des bas de portes, voire de coller un isolant incombustible sur toute la porte. Si vous décidez de les faire remplacer, veillez à ce que la mise en œuvre soit parfaite. Comme pour les fenêtres, la pose est essentielle pour éviter la création de ponts thermiques.

Le plancher : 7 à 10% des déperditions de chaleur

D'après l'ADEME, le plancher serait responsable de près de 7 à 10% des déperditions de chaleur d'un logement. Pour le rendre plus étanche, on peut venir rajouter un isolant par le haut, par le bas ou entre les solives qui le constituent. "Pour choisir la solution d'isolation, il faut tenir compte des contraintes de place (hauteur entre le plancher et le plafond) et d'accessibilité (par exemple, un vide sanitaire de 30 cm de haut ne sera pas accessible)", conseille l'ADEME. Renforcer l'isolation de son plancher se fait facilement et pour un bon rapport qualité/prix. D'importants bénéfices énergétiques peuvent être à la clé, surtout si celui si chapeaute un garage, un sous-sol ou une cave.

Avec quel isolant ? Isolant rigide et souple peuvent être utilisés. Le premier conviendra mieux aux surfaces planes et le deuxième, parce qu'il épouse parfaitement la forme du support, aux surfaces irrégulières. N'étant pas visibles, ils n'ont pas forcément besoin d'être recouverts d'une finition.

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