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Choisir son escalier

Les escaliers font partie des équipements les plus sollicités dans une maison. A ce titre, ils doivent non seulement être parfaitement dimensionnés, mais aussi offrir une bonne résistance dans le temps. Formes, matériaux, possibilités de personnalisation... Maison à part vous récapitule en dix questions les critères importants à prendre en compte pour faire votre choix.
Escalier droit ou hélicoïdal ? Structure en bois ou en acier ? Avec ou sans contre marche ? Garde-corps constitué de barreaux verticaux en bois ou de filins métalliques horizontaux ? Vous souhaitez vous équiper d'un escalier ou bien en changer, mais de nombreuses questions vous assaillent ? Maison à part vous aide à y voir plus clair en pages suivantes.

Escaliers : les mots clés pour comprendre le sujet

Vous êtes sur le point de vous lancer à la recherche d'un escalier ? Avant toute chose, un point de vocabulaire s'impose. Toutes les définitions reportées ci-dessous désignent des éléments constitutifs d'un escalier. Les connaître est indispensable pour ne pas être perdu lorsque vous discuterez avec les professionnels.
Échappée : hauteur libre de passage prise entre le nez de marche et la partie inférieure du plancher ou de la volée au-dessus
Emmarchement ou largeur des marches : définit la largeur de passage utile de l'escalier
Garde-corps : ensemble constitué d'une main courante et de balustres destinés à assurer une protection devant un vide (rampe ou balustre)
Giron ou profondeur des marches : distance séparant le bord de la marche et l'aplomb de la marche supérieure
Hauteur à monter : hauteur de sol à sol fini (par exemple du parquet du rez-de-chaussée à la moquette du palier du 1er étage)
Hauteur de marche : distance séparant le haut d'une marche de la marche suivante
Largeur de l'escalier : distance globale marche et limon compris
Limon : pièce latérale sur laquelle s'engagent les marches
Trémie : ouverture pratiquée dans le plancher prévue pour l'intégration de l'escalier

Quelles sont les formes d'escaliers disponibles ?

Le plus difficile lorsque l'on choisit un escalier est de réussir à faire coïncider l'allure souhaitée avec la place disponible. Si l'esthétique est importante, elle ne doit pas être retenue comme seul critère de choix. Elle doit toujours être mise en perspective avec les caractéristiques techniques du modèle, notamment son emprise au sol. Certains escaliers se révèlent en effet plus ou moins encombrants, plus ou moins confortables, que d'autres. C'est pourquoi il est important de bien connaître les différentes formes disponibles et, surtout, les avantages et les inconvénients de chacune.

Il existe trois grandes catégories d'escaliers :

1- Les escaliers droits

L'escalier droit est le plus simple : il relie directement deux étages selon un seul axe, comme une échelle. Comme il n'est constitué que d'un seul bloc, il est particulièrement facile à installer mais nécessite plus de place que les autres. Il faut en effet respecter une distance minium entre la marche palière et le mur qui lui fait face afin que l'espace ne soit pas trop exigu. En général, elle équivaut à l'emmarchement, autrement dit, à la largeur d'une marche.
En revanche, comme il forme une ligne parfaitement droite, l'espace laissé vacant sous l'escalier peut être exploité. Le plus souvent, on le comble avec des rangements mais on peut aussi s'en servir de coin bureau ou de buanderie.

2- Les escaliers tournants
La deuxième grande catégorie d'escaliers est celle des escaliers tournants. On y trouve une multitude de modèles : un quart tournant bas ou haut, 2/4 tournant, quart tournant de milieu, double quart tournant, tournant de milieu. Ce qui les rend reconnaissables, c'est que tous comportent un angle. Après, l'ouverture de cet angle n'est pas la même selon les modèles - à 90 pour les ¼ tournants ou à 180° pour les demi tournants - et, surtout, il ne se situe pas au même niveau. Il peut être placé au départ de l'escalier, à l'arrivée, ou bien encore au milieu.
Par ailleurs, cet angle peut être matérialisé par une marche ou par un palier que l'on appelle palier intermédiaire. Grâce à lui, la distance entre le point d'arrivée et de départ de l'escalier est réduite. Du coup, l'encombrement est plus faible que celui d'un modèle droit : il prend moins de place tout en offrant lui-aussi une petite surface sous-pente à exploiter librement.

3- Les escaliers spiraux ou hélicoïdaux
La troisième et dernière catégorie est celle des escaliers spiraux ou hélicoïdaux. Autrefois principalement installés à l'extérieur ou dans les bâtiments industriels, ils commencent à se développer à l'intérieur. On les apprécie surtout pour leurs lignes à la fois légères et élégantes mais aussi pour leur encombrement qui est extrêmement réduit.
Ces trois catégories sont données à titre indicatif, au regard de l'offre standard proposée par les fabricants. Après bien sûr, dans le domaine du sur-mesure, toutes les extravagances sont permises : escalier en forme de vague, en S, lignes courbées...
Bon à retenir : Un escalier utilise entre 4 et 6 m2 de surface au sol

Comment perdre le moins de place possible ?

Pour perdre le moins de place possible, une seule solution : réduire au maximum l'emprise au sol de son escalier. A la lumière de ce qui vient d'être énoncé à la page précédente, lorsque l'on manque de place, mieux vaut donc faire une croix sur les escaliers droits, qui sont les plus encombrants, et se tourner vers les escaliers tournants ou à spirale.
Autre alternative possible : les escaliers à pas décalés ou à pas japonais. Le principe ? Les marches sont posées en décalé les unes par rapport aux autres : une à droite pour le pied droit, une à gauche pour le pied gauche. Ce positionnement permet de gagner quelques centimètres à chaque marche et, au final, de réduire l'encombrement général de l'escalier. Le principal problème est qu'à l'arrivée, on se retrouve souvent avec une pente très raide.
Et lorsque la place fait vraiment défaut ou que l'escalier n'aura besoin d'être emprunté que ponctuellement, le mieux est d'opter pour un escalier escamotable ou rétractable. En général, ils sont constitués de trois parties distinctes qui se replient les unes sur les autres dans un seul et même bloc à fixer au plafond.
Bon à retenir : Pour mieux vous rendre compte de la place prise par votre escalier, sachez que certains fabricants proposent des configurateurs interactifs en ligne.

Comment accroître le confort de son escalier ?

Vous avez peur - et c'est légitime, surtout si vous avez des enfants - que votre escalier soit trop raide ? Et bien sachez que vous pouvez jouer sur deux paramètres : d'une part, la hauteur des marches et d'autre part, le reculement.
Si votre escalier comporte beaucoup de marches, vous aurez tout intérêt à les faire moins hautes pour gagner en confort. Vous pouvez aussi jouer sur la profondeur des marches. Plus le giron sera important et moins l'effort sera difficile.
Sachez enfin, que la valeur du rampant de votre escalier doit être située entre 30 et 41° et que le rapport profondeur/hauteur doit correspondre à la largeur d'un pas que l'on effectuerait à plat.
Bon à retenir : le nombre de marches se situe en moyenne entre 12 et 15 et leur hauteur oscille en général entre 18 et 21 cm.

Quels sont les matériaux disponibles pour les escaliers ?

Au niveau des matériaux, le mieux est de distinguer la structure et les marches. Pour la structure, c'est simple, deux choix s'offrent à vous : soit le bois, qui représente plus de 90% du marché, soit le métal, dont l'offre se développe de plus en plus.
Chacun de ces deux matériaux possède son lot d'avantages et d'inconvénients. Le bois, qui est disponible dans de nombreuses essences, même exotiques, est ainsi connu pour apporter de la chaleur aux intérieurs mais, en même temps, on lui reproche un certain manque d'originalité. Un reproche injustifié aux yeux de certains qui tiennent à préciser que le matériau se décline aujourd'hui dans un grand nombre de finitions. Il peut être peint dans différentes couleurs : du marron, du gris voire du noir, être vieilli, patiné...
Le métal, quant à lui, est réputé pour conférer de la légèreté aux structures, pour amener une touche de modernité mais, en contre partie, il est jugé comme étant un matériau froid. Beaucoup de gens pensent également qu'il est plus glissant et donc, plus dangereux, que le bois mais cela est complètement faux. C'est un préjugé totalement infondé. Au niveau des marches, le choix est beaucoup large puisque l'on peut opter pour du verre, du marbre, du métal, du bois...
Bon à retenir : A l'heure actuelle, la tendance est d'ailleurs à l'association de matériaux. Il arrive en effet fréquemment que l'on marie une structure en bois avec une balustre métallique ou inversement. Un moyen astucieux de profiter des avantages de chacun.

Quelles sont les possibilités pour personnaliser son escalier ?

L'escalier est un équipement qui offre de nombre possibilités de personnalisation. D'ailleurs, lorsque vous vous rendrez dans les magasins de bricolage ou chez un fabricant, il vous sera demandé de réaliser des choix. Comme nous venons de le voir à la page précédente, il vous faudra d'abord choisir, les matériaux de la structure mais également ceux des autres éléments constitutifs de l'escalier. Vous devrez ensuite considérer chaque élément séparément sachant que, bien sûr, tous les changements opérés par rapport aux modèles standards, ont un coût !
La rampe, par exemple, peut prendre de multiples apparences. Elle peut être ronde ou carrée, commencer par un poteau de départ et se terminer par un poteau d'arrivée... Dans les modèles métalliques, le limon peut, quant à lui, être classique, être central ou bien encore à crémaillère c'est-à-dire sur lequel les marches viennent se poser au lieu d'y être intégrées.

Comment réussir à harmoniser son escalier avec son intérieur ?

Le mieux pour réussir à harmoniser son escalier avec son intérieur est de chercher à rappeler des éléments de votre décoration. Si votre intérieur est plutôt contemporain, la logique veut que vous optiez pour un modèle qui aille avec ce style. La plupart des fabricants auront ainsi tendance à vous orienter vers un modèle métallique ou un modèle bois avec des finitions modernes : une rampe en inox, par exemple. Les matériaux, les couleurs, les formes... A vous de voir quels sont les éléments qui se prêtent le mieux à des jeux d'écho.
Après, tout est une question de choix. Vous pouvez aussi, si vous êtes prêts à assumer, partir dans une toute autre direction en jouant la carte des contrastes. Un escalier métallique rouge au milieu d'un intérieur monochrome gris, cela peut aussi être du plus bel effet !

Comment rendre la présence de son escalier discrète ?

Pour rendre la présence de son escalier la plus discrète possible, il faut alléger au maximum sa structure, autrement dit, se débarrasser de tous les éléments qui peuvent constituer une gêne visuelle.
Pour aérer la pièce et permettre à la luminosité de circuler, les contre marches peuvent ainsi être supprimées.
Les classiques barreaux verticaux ou les panneaux pleins en bois habituellement utilisés pour matérialiser le garde-corps peuvent, quant à eux, être remplacés par des filins métalliques horizontaux. Pour gagner encore en légèreté, on peut combiner les deux interventions précédentes avec l'intégration de marches en verre.

Comment sécuriser son escalier ?

Peur d'une mauvaise chute ? Rassurez-vous ! Normalement, vous n'avez rien à craindre ! Etant donné les risques qu'ils présentent, notamment par rapport aux enfants, les escaliers sont soumis à des normes de sécurité drastiques (normes NF P01-012 et NF P01-013). Dimensions des garde-corps, de la rampe, de la balustrade... Rien n'est fait au hasard du coup, les modèles qui sortent des usines des fabricants sont ultra-sécurisés.
Si l'on se penche plus en détails sur la question, l'on apprend que la présence d'une rampe est obligatoire à partir du moment où l'escalier dépasse une hauteur de 90 cm ou que la hauteur du garde-corps est fixée à 1,10 mètres. Les barreaux verticaux des balustrades et des garde-corps, quant à eux, ne peuvent pas être espacés de plus de 11+/- 1 cm.
Bon à retenir : Pour éviter les chutes, l'on peut cependant positionner sur les marches des adhésifs antidérapants. Mieux vaut également ne pas supprimer les contremarches et veiller, bien sûr, à ce que les marches soient toutes à la même hauteur.



Source : Maison à Part

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