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Faites confiance à la moquette

À son apogée dans les années 1990, la moquette est ensuite tombée en désamour, supplantée par les carrelages et parquets jugés plus modernes et plus hygiéniques. Cependant, elle semble commencer à regagner quelque peu la faveur des consommateurs. Sans doute du fait que les idées fausses à son égard commencent à être battues en brèche, mais aussi grâce au développement du format en dalles. L’apparition de nouveaux effets décoratifs, rendus possibles grâce à l’amélioration des techniques, séduit également.

Qualité

Les moquettes sont proposées en différentes matières et qualités en distinguant les fibres naturelles des fibres synthétiques. Les matières premières naturelles peuvent être d’origine végétale (coco, sisal, jonc de mer, jute, coton) ou animale (laine, autre poil animal, soie). La laine est la fibre naturelle la plus utilisée, avec environ 10 % des revêtements de sols textiles en Europe, en majorité des tapis. Quant aux fibres synthétiques, elles se répartissent entre polyamide, polyacrylique, polypropylène et polyester.

La laine offre un toucher et un aspect naturel très appréciés, ainsi qu’une belle profondeur de coloris. Elle est naturellement antistatique. C’est la fibre de moquette la plus résiliente, elle récupère facilement son épaisseur initiale après écrasement avec une simple pulvérisation d’eau. C’est aussi la plus résistante au feu du fait qu’elle ne fond pas. Elle nécessite un traitement biocide pour éviter sa dégradation par des insectes kératophages. Autre inconvénient, elle ne se recycle pas.

Le coco provient de l’écorce de noix de coco. Son aspect est rustique, son toucher rêche. Il se tâche facilement et ne se nettoie qu’à sec. Il est de moins en moins utilisé.

Le sisal est une fibre tirée d’une plante, l’agave. Doux au toucher, d’aspect satiné, il est facile d’entretien car la poussière s’incruste peu dans son tissage dense. Il ne se nettoie qu’à sec avec un aspirateur et du shampoing en poudre.

Le jonc de mer est une graminée poussant dans l’eau. Très résistant, il se nettoie à l’eau mais n’aime pas les pièces trop sèches ou très ensoleillées. Sa fibre lisse, totalement imperméable, ne se tache pas. Neuf, il dégage une odeur végétale qui persiste de longs mois.

Le polyamide est la fibre la plus utilisée en raison de ses bonnes performances mécaniques, d’entretien et de résistance au feu. Cette fibre est parfaitement adaptée aux techniques de tuft, de tissage, d’aiguilleté et de flock. Il en existe deux types : PA6, totalement recyclable et PA66, partiellement seulement. Le polyamide est facile à colorer, aussi bien par teinture que par pigmentation dans la masse. Il est antistatique par ajout de fibres conductrices.

Le polypropylène est une fibre économique qui permet de réaliser des produits bon marché. Les taches aqueuses se nettoient facilement. Les coloris sont d’une bonne tenue car la fibre est teintée dans la masse. Enfin le polypropylène est naturellement antistatique, mais sa durée de vie est limitée, il ne se recycle pas et ne résiste pas au feu.

Le polyester (PET) est une fibre plus résiliente que les polypropylènes. Elle est encore peu répandue en Europe. Elle s’entretient facilement, elle est recyclable mais elle résiste mal dans le temps et au feu.

Le Triexta (PTT) est une fibre partiellement biosourcée (37 %) fabriquée à partir du maïs. Elle est d’un entretien et d’une durée dans le temps moyens.

Points forts

Elle est facile à poser et déposer. Il s’agit du revêtement de sol le plus facile à poser. Les nouveaux systèmes de pose permettent également une dépose ultrarapide, sans poussière, avec peu de main-d’œuvre.

Elle crée une atmosphère chaleureuse. Le textile, de manière générale, rend les intérieurs plus douillets. Une chambre avec de la moquette est plus confortable qu’avec un sol dur et crée un sentiment d’intimité.

Elle offre un confort thermique. Reconnue pour ses vertus isolantes, la moquette contribue à faire des économies d’énergie dans l’habitat. Elle crée une barrière thermique et retient 10 à 12 % de la chaleur qui serait perdue avec un sol dur. Elle crée un sentiment psychologique de chaleur de 2° en plus, ce qui se traduit par une économie de chauffage.

Elle absorbe les chocs. La moquette amortit les chocs et réduit les risques de glissade et de blessures en cas de chute. Un atout en présence de jeunes enfants et de personnes âgées.

Elle offre un confort acoustique. La moquette absorbe les bruits de pas et de chaises ainsi que les bruits aériens (voix, musique, TV), offrant un excellent confort acoustique, particulièrement appréciable en appartement.

Elle améliore la qualité de l’air intérieur. Les moquettes présentent des taux d’émissions de COV (Composés Organiques Volatiles) très inférieurs à tous les autres revêtements de sol. Elles sont étiquetées A+, soit la meilleure note.

Elle réduit le stress. La moquette diminue le stress chez les enfants qui jouent et crée, pour tous, un sentiment reposant après une journée passée dans le bruit.

La moquette retient la poussière, agissant comme un filtre dans la pièce. Il convient donc de passer l’aspirateur régulièrement, au minimum une fois par semaine. S’il s’agit d’un aspirateur traîneau, l’utilisation de l’électro-brosse ou de la turbo-brosse permet de soulever les fibres et d’aspirer en profondeur tout en redonnant du gonflant à la moquette. Grâce aux fils teints dans la masse, la moquette s’entretient beaucoup plus facilement qu’avant. Une éponge mouillée suffit à éliminer la plupart des taches courantes. Pour les marques grasses, on utilisera un tampon imprégné de trichloréthylène ou d’Eau Écarlate. Si la tache persiste, un détachant spécial textile correspondant à la nature de la tache pourra faire effet, en faisant au préalable un essai à un endroit caché de la moquette. Le nettoyage s’effectue de l’extérieur vers l’intérieur de la tache pour éviter que celle-ci ne s’agrandisse.

Pour garder propres les endroits les plus exposés aux salissures comme les couloirs, on peut utiliser occasionnellement de la poudre absorbante. Il faut la répandre de façon régulière, la faire pénétrer à l’aide d’un balai-brosse puis, 2 ou 3 heures après, passer l’aspirateur. Une fois par an environ, un nettoyage en profondeur avec un appareil à injection-extraction est conseillé. La machine envoie sous pression de l’eau tiède additionnée d’un peu de détergent doux qui détache la moquette. L’eau est ensuite récupérée par une aspiration puissante. Il reste à rincer la moquette pour éliminer toute trace de détergent et éviter qu’elle ne s’encrasse à nouveau rapidement. Il est préférable d’attendre 24 à 48 heures avant de marcher de nouveau sur le sol.

Vrai ou faux ?

La moquette est responsable des allergies respiratoires : FAUX

L’ARCA (Association de recherche clinique en allergologie et asthmologie) a permis de remettre les choses à leur place. Les acariens, responsables d’une partie des allergies, se trouvent principalement dans la literie. La moquette n’est pas un milieu favorable pour leur prolifération. La DAAB (association allemande pour l’asthme et les allergies) recommande même une moquette à velours ras aux personnes souffrant de problèmes respiratoires causés par des allergies.

La moquette est un nid à poussière : VRAI et FAUX

La moquette capte la poussière mais en même temps elle sert de filtre. Il suffit ensuite de passer régulièrement l’aspirateur pour la capturer et éviter qu’elle ne se retrouve dans nos poumons. Avec un sol lisse, en revanche, le moindre déplacement d’air fait voler la poussière, qui est inhalée par les habitants.

La moquette n’est pas hygiénique : FAUX

Bien sûr, tout dépend de ce qui se trouve sous nos chaussures. Avec de la moquette, il est nécessaire de respecter certaines règles : passer régulièrement l’aspirateur et, si nécessaire, passer l’appareil d’injection-extraction pour nettoyer à cœur.

Source : Maison et Travaux

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