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La maison bioclimatique

Un habitat bioclimatique est, avant tout, construit avec bon sens, en harmonie avec la nature et les éléments. Explications :
Censée tirer le meilleur parti de son environnement pour plus de sobriété énergétique, la maison bioclimatique fait appel au bon sens en phase de conception. L’existant peut aussi se piquer de « bioclimatisme », moyennant quelques travaux ! Découvrez ce nouveau type d’habitation en 4 points.

Qu’est-ce qu’une maison bioclimatique ?

S’il est difficile de lui trouver une définition académique, la maison bioclimatique regroupe un certain nombre de caractéristiques qui font consensus. Elle sera, de préférence, compacte pour minimiser les surfaces de parois en contact avec l’extérieur. Elle doit également être orientée et agencée de façon à tirer le meilleur parti des apports solaires, sources de chaleur et d’éclairage naturel, tout en favorisant la circulation non mécanique de l’air intérieur. Ainsi les pièces de vie seront-elles orientées au sud et bénéficieront-elles de larges ouvertures pour bénéficier des apports solaires. Au-delà de critères purement architecturaux, la maison bioclimatique s’inscrit dans un environnement qui peut lui être favorable, comme un massif d’arbres pour la protéger des vents dominants...

Une maison existante peut-elle devenir bioclimatique ?

Si les préceptes de la maison bioclimatique font surtout appel au bon sens et se retrouvent parfois dans les maisons anciennes, ce n’est pas toujours le cas. Une meilleure isolation (des parois, des menuiseries) permet de limiter les surchauffes en été et de mieux conserver la chaleur en hiver : « Que l’on isole par l’intérieur (ITI) ou l’extérieur (ITE), ces solutions présentent chacune des avantages et des inconvénients. Mais, dans les faits, le choix entre ITE et ITI s’impose souvent de lui-même.

TE ou ITI, quelle solution choisir ?

Une isolation thermique par l’extérieur (ITE) permet d’intervenir plus facilement en site occupé, de mieux traiter les ponts thermiques et de conserver toute la maçonnerie dans le volume chauffé. Avec une isolation thermique par l’intérieur (ITI), on perd le bénéfice de la maçonnerie en termes d’inertie thermique (capacité du bâti à emmagasiner et restituer la chaleur en différé ). Impossible, en revanche, d’envisager une ITE sur un bâtiment à l’architecture remarquable ou classée. Pour maximiser les apports solaires, optimiser les surfaces vitrées en façade sud peut être judicieux, à condition de prévoir des stores extérieurs ou des auvents, pour le confort en été. Pour les façades exposées au nord, si cela est possible, l’aménagement d’espaces tampons, tels que garages ou celliers, protègera les pièces de vie des flux d’air froid. De même, la présence d’arbres à feuillage caduc peut constituer un atout, en offrant abri et ombrage. Bon à savoir
Toute extension nécessite l’obtention d’un permis de construire et tombe sous le coup de la Réglementation thermique. Pour une surface supérieure à 50 m2 (surface Srt), il faut déterminer ce qu’on appelle son « coefficient bioclimatique » (noté Bbio). Comme pour les constructions neuves RT 2012, le calcul du Bbio rendra compte de la dimension bioclimatique du projet, notamment la valorisation des apports solaires, ainsi que la surface totale d’ouvertures, devant a minima représenter 1/6e de la surface habitable.
Des travaux d’amélioration énergétique peuvent modifier la migration de la vapeur d’eau à travers les parois, notamment sur les bâtiments construits avant 1948, principalement constitués de matériaux « ouverts » à la vapeur d’eau... Il faut donc adapter les travaux et le choix de matériaux. Enfin, les travaux d’ITE requièrent une demande d’autorisation préalable.



Source : Maison à Part

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